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Portrait

L’engagement de Poehere pour la réussite scolaire

Publié le 26 août 2021

Conduire les élèves à l’excellence, Poehere le fait par amour. L’enseignement, elle le vit depuis toute petite grâce au parcours de sa mère. Maintenant entrepreneur, c’est avec conviction qu’elle tient les rênes de la réussite scolaire de ses élèves.  Femmes de Polynésie, retourne sur les bancs d’école avec Top School, un établissement qui veut du bien au suivi scolaire de votre enfant.

L’ADN de l’enseignement

À l’âge de 7 ans, son père part pour la France, la petite ne s’en fait pas car sa mère institutrice est bel et bien là pour elle.

« Ma mère m’a élevée, aujourd’hui bien qu’elle ne veuille pas l’avouer, on a le même caractère. À mes yeux, c’est une femme forte. »

Fille unique, Poehere va baigner dans l’enseignement grâce à sa mère, qui se consacre à son travail et à sa vie de famille.

« Elle me faisait le suivi scolaire à la maison, puis je la voyais à l’école. Ma mère a véritablement fait partie intégrante de tous les aspects de ma vie. Je lui suis très reconnaissante. »

Bercée dans l’éducation nationale, c’est pourtant un autre métier que Poehere va exercer dans un premier temps. Sortie de l’école, elle donne des formations sur la sécurité routière. Et avec des formations dispensées dans les écoles de Tahiti, son cheminement vers le scolaire se trace petit à petit.

Graine d’entreprise

En 2018, avide de nouvelles aventures, Poehere décide de lancer Top School, un centre d’accompagnement scolaire. Une idée inspirée en grande partie par sa mère, mais également par sa situation familiale. Car depuis quelques années, Poehere est mère fa’a’amu1.

« L’idée m’est venue de commencer les cours de soutien, grâce à mon fils qui en avait besoin, et à ma mère qui baignait dans le milieu. On a commencé en avril, en fin d’année, ça a été dur mais on s’est fait un nom avec de bons résultats. »

Certainement hyperactive, Poehere a très vite pris goût au travail, car malgré la crise, elle a su adapter son établissement au contexte sanitaire. Tant et si bien qu’aujourd’hui, Top School a pour objectif, le suivi scolaire de 10 enfants. Pour la directrice, ce chiffre représente le maximum en termes de capacité, quand il s’agit de fournir un accompagnement de qualité.

« La réussite de l’enfant prime. Ici, en petit groupe, ils ont beaucoup plus l’opportunité de s’exprimer. Ce qui nous permet de parfaire le suivi, car si quelque chose n’a pas été acquis à l’école, ce non-acquis sera approfondit avec nous. »

La persévérance et le travail sont des valeurs que Poehere souhaite transmettre au quotidien à ses élèves.

« L’enfant ne savait pas faire ça. Aujourd’hui, c’est acquit. »

La méthode est plutôt simple, les enfants en sortant de l’école sont récupérés par le personnel. Arrivés à Top School, les choses sérieuses peuvent commencer.

« Quand on reçoit un nouvel élève, la première chose qu’on fait, c’est une évaluation de son niveau par rapport au cursus scolaire. À ce moment-là, on peut ajuster notre accompagnement à ses lacunes ou acquis. Notre force, c’est qu’on évolue au cas par cas. »

Du CP à la 3ème, rien n’est laissé au hasard. Avec des intervenants (instituteurs, professeurs) de tous les horizons, tous types de connaissances peuvent être approfondies.

« La plupart de nos intervenants sont des étudiants, ils restent en général une année, ce qui leur permet de vraiment suivre la progression de l’élève au long terme. L’idée, c’est qu’à la fin de chaque session, nos objectifs soient atteints. Si l’élève à des difficultés à lire, il sort d’ici avec les bases. Notre credo : de bons résultats. »

Avec l’aide aux devoirs, les intervenants vont soutenir l’apprentissage de l’enfant au-delà des heures d’école. En complément, des rattrapages sont aussi pourvus, si un retard sur le cursus scolaire est constaté.

« Pour les rattrapages, on va vraiment mettre l’accent sur l’acquisition des bases. Généralement, en petits groupes de 4 enfants. »

Aide aux devoirs ou rattrapage, la directrice précise que les enfants sont toujours poussés vers l’excellence. En ce qui concerne les résultats, Poehere reste satisfaite.

« Généralement, quand les élèves font un stage pendant les vacances scolaires, on a de très bons retours à la rentrée. Petite anecdote, grâce à notre accompagnement et à son assiduité, une élève va peut-être sauter de classe. De la CM1 il y a de fortes chances qu’elle passe directement en 6ème. »

 

Malgré la crise et la fermeture des écoles, Poehere reste positive quant à son implication dans l’éducation de la nouvelle génération.

« Personnellement, je ressens une certaine satisfaction à chaque fois que mes élèves sortent d’ici avec de nouvelles bases acquises. Car au final, j’aime les enfants. Leur éducation, c’est avant tout, ma passion.»

Les personnes et les pratiques autour du faʼaʼamuraʼa, les pratiques traditionnelles d’adoption ouverte, de confiage et de don d’enfant en Polynésie française.

 Niuhiti Gerbier

 Rédacteur

 ©Photos : Niuhiti Gerbier pour Femmes de Polynésie

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