Femmes de Polynésie Retrouvez nous sur
Site de Femmes de Polynésie Hommes de Polynésie

Je passe
d'un site à l'autre

Mode & Beauté

Anais Laurent, coiffeuse énergétique à Tahiti

Anaïs Laurent, coiffeuse : « couper pour libérer les émotions »

Publié le 29 juin 2026

Après dix-huit ans passés à la tête de son salon de coiffure en Champagne-Ardenne, Anaïs Laurent a changé de vie, de rythme, de pays… et de façon de travailler. Installée aujourd’hui à Tahiti, elle a ouvert depuis quelques mois le centre Ora Hair, un lieu où la coiffure devient aussi un moment d’écoute et de libération émotionnelle.

L’histoire d’Anaïs Laurent avec la coiffure commence tard, un peu comme un plan B, après son baccalauréat scientifique à l’issu duquel elle ne sait pas quoi faire. Sa sœur, elle, avait déjà tracé sa route dans ce métier en empruntant le cursus classique : CAP, apprentissage chez un patron, puis travail.

« Je m’étais toujours dit que si je ne trouvais pas ma voie après le bac, je me tournerais vers la coiffure. »

Après son brevet professionnel de coiffure, elle devient cheffe d’entreprise à 21 ans et ouvre tout de suite son propre salon dans la ville où vivent ses parents, un lieu chargé d’histoire familiale.

« Ma grand-mère y tenait autrefois une épicerie. On a sûrement le commerce dans le sang ! »

Elle enchaîne les journées intenses, gère les clientes, les salariés et les contraintes d’un salon traditionnel.

« J’aime mon métier mais, aujourd’hui, pour qu’un salon soit rentable, il faut enchaîner les rendez-vous. Il y a beaucoup de charges à payer, j’avais deux salariés. On passe moins de temps avec les clientes. Après plusieurs années, ça ne me plaisait plus de travailler comme ça ! »

Un départ vers de nouveaux horizons

Au bout de quatorze ans, avec son mari, le besoin d’un nouveau départ s’impose. Le couple part vivre à Mayotte pendant quatre ans.

« J’en avais marre de la routine, mon mari aussi voulait changer de vie et de travail. »

Mais Anaïs ne coupe pas immédiatement le lien avec son salon. Pendant trois ans, elle continue de tout gérer à distance.

« J’avais mes deux salariées sur lesquelles je pouvais compter. Je faisais les plannings en ligne, les commandes fournisseurs… J’avoue que j’avais du mal à lâcher-prise. Ce salon était comme mon bébé. »

Anais Laurent, coiffeuse énergétique à Tahiti

Un retour sur soi

En parallèle, elle profite de ce nouvel emploi du temps plus léger pour se recentrer sur elle-même. Petit à petit, l’éloignement agit comme un révélateur. Depuis plusieurs années, Anaïs souffre d’une spondylarthrite ankylosante, une maladie inflammatoire chronique des articulations qui provoque des douleurs et des crises sévères.

« Je donnais énormément dans mon salon. J’aime faire plaisir, mon mari me surnomme “Sœur Teresa”. Mais je ne savais pas m’arrêter et mon corps me le faisait bien comprendre ! »

Elle se tourne alors vers des thérapies douces, des soins énergétiques. En s’écoutant davantage, en respectant son corps et son rythme, Anaïs réalise que les crises de sa maladie deviennent moins fréquentes. Cette prise de conscience l’amène vers la découverte de la coupe énergétique. Après des recherches sur ce sujet et une formation à la Jill Andrieu Academy à Paris, c’est la révélation.

« J’ai un côté très terre-à-terre, très cartésien. J’adore la biologie… et pourtant cette pratique me surprend beaucoup ! »

La coupe énergétique utilise un petit sabre japonais appelé Tantō. Mèche après mèche, le geste ne vise pas seulement à couper les cheveux, mais à libérer des tensions émotionnelles.

« Nos cheveux sont porteurs de mémoire et de blocages, la vibration du Tantō se diffuse dans le corps et agit sur l’émotionnel, le corporel et les tensions. »

Anais Laurent, coiffeuse énergétique à Tahiti

Coupe, massage et jets d’eau

Pour cette coiffeuse, la coupe énergétique est le déclic qui lui permet de réinventer sa manière de prendre soin des autres.

« Il me manquait cette dimension humaine dans ma pratique professionnelle. Je l’ai enfin trouvée ! »

Depuis, Anaïs Laurent a vendu définitivement son salon dans l’Hexagone et accueille ses clientes au centre Ora Hair, à Tahiti, un espace hors du cadre traditionnel de la coiffure, dédié au bien-être et au lâcher-prise. Chaque séance dure entre une heure et demie et deux heures. Tout commence par un temps d’échange. Puis viennent les huiles essentielles, le massage du cuir chevelu inspiré de la médecine traditionnelle chinoise, avant la coupe énergétique réalisée en pleine conscience

« Lorsque les clientes repartent, beaucoup me disent qu’elles se sentent légères, libérées d’un poids ! »

Au-delà de la coupe énergétique, son centre propose également des massages et des soins Head Spa japonais, un rituel mêlant jets d’eau et relaxation profonde. Une continuité logique pour celle qui souhaite aujourd’hui exercer autrement son métier de coiffeuse.

Isabelle Lesourd

Rédactrice

©Photos : Isabelle Lesourd et Anaïs Laurent pour Femmes de Polynésie

Directeur des Publications : Yvon Bardes

Pour plus de renseignements

Facebook

À découvrir également :

Partagez Maintenant !

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir les parcours et histoires de Polynésiennes inspirantes.

* En cliquant sur VALIDER, nous attestons que l'adresse mail ne sera utilisée que pour diffuser notre newsletter et que vous pourrez à tout moment annuler votre abonnement.