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Évasion

Rani, fleur de lotus

Publié le 18 mars 2021

Solaire et épicurienne, Rani irradie la pièce de son sourire. Ses pores transpirent une joie de vivre qu’elle diffuse partout où elle va. A la voir si sereine, on serait loin de se douter de la carrière trépidante qu’elle a menée et pourtant, il y a quelques années, elle a choisi de tout quitter pour mieux recommencer. Femmes de Polynésie rencontre aujourd’hui celle qui a décidé de s’ancrer au monde sans jamais prendre racine…

Posture de l’arbre improvisée sur la plage

L’attrait de l’inconnu

Rani grandit à Tahiti au sein d’une famille aimante et attentionnée. De son enfance, elle se rappelle essentiellement les voyages qui ponctuaient son quotidien. Ancien marathonien, son père a sillonné le globe. Toutefois, ces kilomètres, il ne les a jamais complètement parcourus seul puisque sa famille était toujours là à l’attendre sur la ligne d’arrivée. Son hygiène de vie et son côté vagabond, elle les lui doit en partie.

« Mon père fut l’un des premiers Polynésiens à faire le marathon de Hawaii. On l’a surnommé “le coureur aux pieds nus parce qu’il finissait toujours par jeter ses chaussures avant de terminer sa course ».

Très jeune, elle développe ce goût pour l’ailleurs, pour les contrées lointaines. C’est d’ailleurs ce qui la motivera plus tard à choisir une école de commerce. Elle étudiera à New York, au Japon et en Inde, pays dont elle ne connait rien mais qui la fascine depuis toujours.

Rani durant l’une de ses escapades en Arizona

Une passionnée au cœur nomade

A son retour au fenua, elle se voit proposer une formation en Australie afin d’intégrer la toute première franchise de McDonald’s à Tahiti.

« C’était très formateur. Dans le système anglo-saxon, on nous enseigne que pour devenir un bon manager, il faut passer par toutes les étapes, y compris apprendre à passer la serpillère et faire des frites ! »

Outre son sérieux et son implication, ce sont les rencontres qui jalonnent l’histoire de Rani et modèlent sa carrière. Un an plus tard, on lui offre d’intégrer le Paul Gauguin. De responsable des Gauguines, réceptionniste, interprète à directrice de croisières, elle gravit les échelons, toujours animée par ce désir de promouvoir la culture sous toutes ses formes.

 

Ensuite, les opportunités s’enchaînent : le ministère du tourisme, Tahiti Nui Travel, le Haumana, FHP, Tahiti Tourisme, Hilton, Aranui… Rani est sans cesse en mouvement, elle parcourt le monde et part s’installer quelque temps aux États-Unis où elle renoue avec une pratique qu’elle affectionnait : le yoga.
Avec la même ferveur qu’elle a insufflé à son travail, elle s’attèle à la méditation et à un nouvel art de vivre. Elle y voit un moyen de se ressourcer, de se reconnecter à l’essentiel, de gérer son stress et de gagner en vitalité.

« C’était très peu répandu en Polynésie. Aux USA, il y a avait de très beaux studios… Je m’y suis remise régulièrement, c’était mon caisson de décompression. »

Séance matinale dans les jardins de Paofai

De l’introspection à l’épanouissement personnel

C’est en partant seule en vacances au Costa Rica qu’elle a un déclic. Elle décide de redéfinir ses priorités et de s’octroyer des moments à elle. Elle y découvre un autre type de yoga qu’elle choisit d’approfondir lors de retraites en Inde, dans une optique de développement personnel.

« Je m’étais inscrite à une formation de prof de yoga pour travailler sur moi-même. Ça m’a secouée au-delà de ce que j’avais imaginé. »

 

En revenant travailler en Polynésie pour le compte des hôtels Pearl, elle sent bien que sa place est ailleurs et décide de donner des cours en parallèle avant de mettre un terme à sa carrière pour se consacrer pleinement au yoga.

« Je savais que je ne voulais plus continuer à travailler comme cela. Je considère mon activité de yoga plus comme une vocation qu’une profession. »

Méditation et exercices de relaxation en plein air

Aujourd’hui, au travers de Ipuāni, Rani conjugue sa soif d’apprendre et son besoin de transmettre. Pieds nus, les cheveux noués en chignon, le regard fixé vers le large et le sourire aux lèvres, elle est, ce matin encore, postée en position du lotus sur son tapis mauve.

Elle qui a mené une vie professionnelle aussi exaltante qu’éprouvante a trouvé une certaine harmonie qu’elle aime propager autour d’elle. Véritable cocktail ACE, Rani est un condensé de vitamines, enrichi de ses voyages et infusé de bonne humeur.

Caroline BAUDIN

 Rédactrice Web

 ©Photos : Rani Chaves et Caroline BAUDIN pour Femmes de Polynésie

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