Femmes de Polynésie Retrouvez nous sur
Site de Femmes de Polynésie Hommes de Polynésie

Je passe
d'un site à l'autre

Mode & Beauté

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

Les Pochouettes, l’aventure créative de Noémie Launay

Publié le 3 septembre 2026

De la pochette pour brosse à dents au sac de voyage, Noémie Launay transforme le tissu en alternatives nomades pratiques et durables. Femmes de Polynésie est allée à la rencontre de cette autodidacte passionnée qui s’est inventé un univers créatif sans plastique, en tissu coloré, élégant et écolo avec sa marque Les Pochouettes.

Il aura suffi de quelques week-ends répétés à Moorea pour que Noémie Launay trouve une solution pérenne à l’un de ses problèmes récurrents : transporter sa brosse à dents et son dentifrice sans utiliser de sachet en plastique.

« Je suis arrivée un jour où je n’avais plus de sachet de congélation ! Je me suis dit : “Je n’ai pas envie d’un étui en plastique. Et si j’en faisais un en tissu ?” »

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

C’est ainsi que l’aventure Les Pochouettes démarre… Noémie déniche du tissu spécial pour contact alimentaire et se lance, sans formation, derrière sa machine.

« J’ai dû faire une dizaine de prototypes avant de tomber sur le modèle parfait : étanche, pratique, sans boutons ni fermetures.  »

La suite logique s’impose d’elle-même. Après la brosse à dents vient l’étui à savon. Très vite, ses collègues tombent sous le charme et lui demandent des pochettes pour tout ranger… De fil en aiguille, la gamme s’étoffe : étuis à lunettes, porte-monnaie, sacs de voyage et pochettes à bijoux ultra-pratiques.

« Il n’y a pas de limites à la création… Je m’inspire directement des besoins de mon entourage. »

Un rêve d’adolescente exaucé

Adolescente, Noémie s’amuse déjà à customiser ses vêtements. Mais le véritable déclic a lieu il y a trois ans, lorsque ses amis lui offrent une machine à coudre.

« J’ai toujours aimé coudre, sans jamais prendre de cours et oser acheter une machine de peur de ne pas y arriver. Finalement, j’ai appris toute seule !  »

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

Maintenant, elle prend un plaisir immense à concevoir, tester et perfectionner chaque modèle pour répondre au mieux aux besoins du quotidien. Sa pochette à bijoux de voyage est son best-seller. Entièrement molletonnée, elle évite le cauchemar des colliers emmêlés et des boucles d’oreilles perdues. Dans une élégance sobre, ses créations mêlent couleurs, motifs exotiques, toujours.

« J’essaie de glisser cette petite touche polynésienne. C’est tellement plus joli et durable que le plastique ! »

De l’usage personnel à la patente

Au départ, Noémie coud uniquement pour elle. Poussée par ses amies entrepreneuses, elle décide de sauter le pas et de prendre une patente.

« Je me suis dit : “Je le tente le coup sur un an ou deux, et je verrai bien où cela me mène…” »

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

Elle lance sa marque et participe, quelques mois plus tard, à son premier salon, Mama’o, puis un second en mai 2025. Parallèlement, elle installe ses créations en dépôt-vente dans plusieurs boutiques de Tahiti et de Moorea Ecovrac, Blue Cabana, Le Ma’a dans le bocal).

Un exécutoire intense et passionné

Mener de front cette activité artisanale et sa carrière professionnelle est pour Noémie un véritable défi. Dans sa « première vie », elle est responsable conformité au cabinet de gestion de patrimoine, un métier de rigueur, de règles et de contrôle.

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

« Les Pochouettes, c’est mon exécutoire ! C’est le côté « je fais ce que je n’oserais pas faire dans la vraie vie ». Coudre et vendre demandent énormément d’énergie. Ce sont des soirées à coudre jusqu’à 23 heures après mes journées de travail. Mais je le fais par passion. Le jour où je n’aurai plus ce plaisir, j’arrêterai. »

L’amour du travail bien fait

Pour elle, l’artisanat doit rester synonyme d’exclusivité. Lorsqu’une cliente passe commande, un véritable échange sur-mesure s’installe pour choisir le tissu.

« Je regarde ce qu’il y a en boutique. J’envoie 3-4 propositions. Ensuite, le client choisit. Une fois que je fais la dernière piqûre, j’ai la satisfaction du détail accompli. J’aime ce côté purement artisanal. »

L’année dernière, l’université de la Polynésie française lui a confié la réalisation de 150 tote bag et tours de cou pour un colloque sur l’environnement.

Noemie Launay Femmes de Polynesie Credit : Claire-Lise Augereau

« C’était un sacré challenge ! Aujourd’hui, je sais que mes créations ont voyagé jusqu’à Hawaii et en Nouvelle-Zélande ! »

Sa créativité s’étend aussi aux enfants avec sa page Les Pt’hiboux : capes de bain, doudous, pāhi’i, sacs à langer, couvertures, porte-clés, paniers brodés main pour les baptêmes, tous personnalisés…

Originaire de Normandie et ayant grandi à Marseille, cette vahine d’ordinaire timide et peu aventurière reconnaît que la Polynésie et l’aventure des Pochouettes l’ont profondément transformée.

« Je n’oublierai jamais mon arrivée au fenuail y a 7 ans. Je me souviens des battements des tō’ere après 22 heures de vol. J’ai eu les larmes aux yeux. Je me suis dit : c’est ici que je dois être ! »

Cl Augereau

Rédactrice

©Photos : Cl Augereau et Noémie Launay pour Femmes de Polynésie

Directeur des Publications : Yvon Bardes

Pour plus de renseignements

Page Facebook

Instagram

À découvrir également :

Partagez Maintenant !

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter mensuelle pour recevoir les parcours et histoires de Polynésiennes inspirantes.

* En cliquant sur VALIDER, nous attestons que l'adresse mail ne sera utilisée que pour diffuser notre newsletter et que vous pourrez à tout moment annuler votre abonnement.