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Lawayna : Révéler le meilleur des gens

Publié le 27 mai 2021

Du montage des dossiers aux contrôles des travaux, Lawayna connaît toutes les procédures qui régissent le quotidien de l’agence OPH de la rue des Remparts, à Papeete. Au fil du temps, sa carrière s’est intimement liée à sa vie, et pour Femmes de Polynésie elle en fait le bilan.

« FEI comme FE’I »

« Je suis née à Nouméa, mon père travaillait dans le nickel. »

Le passage sur le caillou sera bref pour Lawayna, puisqu’elle n’a que 3 mois quand sa famille revient sur le fenua. Elle grandit à Papeete et mène un quotidien paisible avec ses grands-parents. Mais comme pour tout, rien n’est joué d’avance.

« J’ai commencé le travail relativement tôt, à 16 ans. Je n’ai jamais arrêté depuis. »

En 1986, Lawayna intègre le Fond d’Entraide aux Îles (FEI) créé deux ans auparavant. En tant qu’agent, à l’époque des machines à écrire, elle y apprend les bases. Imaginez!

« Au FEI, on s’occupait des aides pour les îles dans de nombreux domaines : l’agriculture, le logement, l’artisanat, la pêche, les aides socio-économiques, etc. Il y avait du travail, de nombreux dossiers et énormément de suivi à faire. »

Au-delà de l’administratif, elle consacre une grande partie de son temps au terrain. Dans les îles, elle découvre une facette moins connue de la Polynésie, et la diversité des archipels ne devient palpable que sur place.

« J’ai dû faire toutes les îles. La seule qui m’ait échappé, c’est Rapa Iti. C’est en allant sur le terrain que j’ai vraiment pu apprécier les différences culturelles, mais surtout les différents besoins au niveau local. »

La fusion

En 2002, Lawayna est promue responsable des aides aux archipels – un poste qu’elle occupera pendant 10 ans. En novembre 2012, le FEI est absorbé par l’OPH. Quelques mois plus tard, Lawayna suit, mais l’incertitude s’installe.

« Ça a été une période un peu difficile . »

Avec force et résilience, 6 ans plus tard, elle (re)devient responsable de l’équipe de 11 agents.

« La force de notre service, c’est qu’on travaille avec les îles. On communique beaucoup avec les tavana, on connaît leurs besoins et on s’adapte, car chaque île a ses spécificités. »

Faire avancer le bateau

Avec 35 ans d’expérience, Lawayna a construit entre profession et passion un équilibre qui s’est renforcé au fil des années. Avide de danse, elle a consacré une grande partie de sa vie au Ori Tahiti.

« J’ai fait beaucoup de Heiva. J’aime danser au Heiva, mais j’ai appris à aimer danser pour moi. »

Lawayna se remémore son premier Heiva en 1988, et les voyages au Japon avec sa troupe de danse dans les années 90. Ce qui la fait vibrer dans les mouvements, c’est le partage. Un partage qu’elle met aussi en pratique au sein de son service. En sa qualité de déléguée du personnel depuis de nombreuses années, Lawayna connaît bien l’équilibre qui doit s’installer dans toute négociation.

« À l’époque, on tapait sur la table, maintenant on s’est beaucoup calmé. (rires) » – Dit-elle en tapant de joie sur la table.

Question de reconnaissance

Beaucoup de choses auraient pu se passer différemment dans la vie de Lawayna. C’est avec reconnaissance que la responsable des archipels à l’OPH, nous livre les moments clefs de sa carrière.

« Un moment, j’ai eu comme un déclic. Je me suis dit qu’il ne fallait pas que j’en reste là. J’ai appris à vouloir apprendre. »

Que ce soit l’acquisition des procédures administratives ou juridiques, Lawayna est très reconnaissante envers les directeurs qui l’ont aidée.

« Je suis autodidacte, j’ai tout appris sur le tas. Mais j’ai vraiment eu de la chance d’avoir des directeurs comme Emy Viale-Dufour ou Jacques Derue, qui nous tiraient vers le haut pour toujours donner le meilleur de nous-mêmes. Je ne les remercierais jamais assez. »

Avec une nostalgie bien installée, Lawayna nous emmène à la découverte de l’Agence des Remparts, où le service des archipels de l’OPH est installé. Au fil de la balade, elle se fait philosophe, et estime que c’est désormais à son tour de révéler le meilleur des gens. Alors qu’elle nous raconte l’histoire de cet arbre à l’entrée, en plein milieu du parking, elle adresse entre deux « Bonjour » un message à ceux qui nous lisent :

« On n’a jamais fini d’apprendre. La vie est parsemée d’apprentissage, c’est à nous de nous en imprégner. Au fur et à mesure, on s’y retrouve et le bonheur ne nous lâche plus. »

Niuhiti Gerbier

Rédacteur Web

©Photos : Niuhiti Gerbier pour Femmes de Polynésie

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