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L'association Les Marraines de Tahiti

Les marraines, bonnes fées de Tahiti, font leur expo

Publié le 9 novembre 2017

« Dieu sait qu’ils ont besoin d’aide. Les deux foyers bénéficient de subventions, mais ce n’est pas assez. »

18 ans déjà que l’aventure humaine a commencé pour Valari Desvaux de Marigny, présidente de l’association « Les Marraines de Tahiti ». À l’époque, elle était accompagnée de Barbara Le Beton, Annie Hadjadj, Catherine Blanchet et Fanny Baratoux, parmi d’autres. Femmes de Polynésie a rencontré cette femme au grand cœur qui œuvre pour les jeunes filles en difficulté de Polynésie. 

« Je donne l’élan, je suis juste là pour fédérer. »

Valari est américaine originaire de Californie. C’est en 1983 qu’elle arrive en Polynésie. Responsable d’un département à la Banque de Tahiti pendant seize ans, puis professeure à l’Université de Polynésie Française dans les techniques bancaires pendant dix ans, elle ajoute :

« J’ai fait des études de langues et de business, mais je rêvais d’être fleuriste. J’avais toujours ça dans mon âme, le côté créatif. J’ai toujours été très inspiré par la nature. »

Depuis peu, Valari passe six mois en Polynésie, six mois à l’étranger mais elle est toujours aussi impliquée dans ce qu’elle fait : la création, de meubles, d’objets de décoration, mais aussi et surtout dans l’association « Les Marraines de Tahiti ». Un peu gênée, elle me glisse : « tu sais, je n’ai pas trop envie de parler de moi. Parlons plutôt des Marraines. »

« On voulait faire quelque chose où on participait. »

Les Marraines de Tahiti, c’est un groupe d’artistes et d’artisans qui organise chaque année des expos-ventes pour apporter leur soutien financier et moral auprès du foyer de filles-mères Maniniaura de Mahina et du foyer Tiai Nui Here de Paea. Ces établissements recueillent des adolescentes en situation précaire placées par la Direction des Affaires Sociales ou par le Juge aux Affaires Familiales.
L’aide aux foyers peut prendre la forme d’un budget pour :

  • la formation (y compris les permis de conduire souvent indispensables pour trouver du travail),
  • les produits d’hygiène,
  • les frais médicaux,
  • l’équipement et le mobilier des deux centres.

La liste est vaste ! Les Marraines interviennent aussi ponctuellement auprès des jeunes femmes qui ont quitté un de ces deux foyers, qui se trouvent de nouveau en difficulté. Une partie des bénéfices des ventes des expositions est conservé à cet effet : « on garde de l’argent pour leur porter secours : c’est le but. »  

Valari ajoute : « On s’amuse en même temps, on est solidaires mais on prend ça au sérieux. »

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Les Marraines confectionnent des :

  • tableaux,
  • livres,
  • denrées alimentaires,
  • objets de décoration,
  • meubles rustiques,
  • poteries,
  • porcelaines peintes à la main,
  • vêtements femmes et enfants,
  • cadeaux de naissance,
  • bijoux,
  • accessoires de mode…

Deux fois par an, habituellement en fin d’année, une exposition a lieu et chaque marraine reverse 20% minimum du total des recettes de ces ventes aux Marraines de Tahiti. Parfois il arrive que des marraines partent du territoire, mais « certaines rétrocèdent quand même 20% de leurs ventes faites ailleurs pour les Marraines de Tahiti, même si elles ne vivent plus en Polynésie ».
Les prochaines expositions auront lieu :

  • du 16 au 19 novembre à l’Hôtel Manava,
  • du 29 novembre au 2 décembre dans la salle paroissiale de l’église du sacré Cœur d’Arue.


« On cherche des exposants, de l’aide pour les jeunes femmes en difficulté. »

Au foyer Maniniaura, Valari me confie : « le boulot est double, on a des filles avec des bébés. »

Lorsque je demande à Valari ce qui la rend triste, elle a les larmes aux yeux, et le silence se fait durant un instant. J’observe à ce moment précis toute la compassion, la sensibilité de cette femme pour des enfants du Fenua1, qui ne sont pas les siens, victimes de situations extrêmement douloureuses. Embarrassée, Valari part chercher un mouchoir, et la voix remplie d’émotion, elle me répond : « ce qui me rend triste ? C’est ce qui arrive à ces filles. » Des jeunes filles en situation de détresse, elle en a vu arriver plus d’une.
Certaines s’en sortent, et son visage s’éclaire alors :

« Quand les filles réussissent, c’est ce qui me donne de l’espoir, du courage pour continuer. Certaines obtiennent leur bac avec mention, d’autres partent même en France. Une de nos filles est même devenue une super business woman2 ! »

Aujourd’hui, la demande d’aide est plus forte que jamais. Les exposants, artistes/artisans, sensibles à cette cause, sont invités à contacter les Marraines de Tahiti. Pour ceux qui ne sont ni artiste, ni artisan, Valari précise que « les dons en habits, nourriture, cadeaux sont acceptés ».

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Certaines personnes sont poussées par le souci du bien d’autrui, par la générosité envers leur prochain, par une inclinaison du cœur qui les incite à s’intéresser aux personnes qui ont moins de chance au départ dans la vie. Nombreux sont ceux qui veulent aider mais ne savent pas vraiment comment faire. C’est peut-être votre cas ? Si oui, n’hésitez surtout pas à soutenir les Marraines de Tahiti, afin que leurs bonnes actions puissent perdurer.

Plus d’informations

Sur la page Facebook Les Marraines – Tahiti
Au 40 42 45 11 et au 87 77 08 70
Et à l’adresse mail: vdemarigny@mail.pf
1 Pays, ici, Polynésie Française.
2 Femme d’affaires.

Tehina de la Motte
Rédactrice web
© Photos : Femmes de Polynésie

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