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Carrière

La pagaie d’or d’ONATI : Tea Cowan

Publié le 29 décembre 2019

Le moindre souci technique qui perturbe notre connexion Internet nous ramène à notre condition d’insulaires du Pacifique. En optant pour la digitalisation de son système, l’Office des Postes et Télécommunication a choisi de s’ouvrir au monde. Un virage numérique qu’il a fallu intégrer pour ne pas se laisser dépasser. Après plus de 30 ans au sein de l’OPT, aujourd’hui ONATI pour la branche télécom, Tea Cowan, commerciale Grands Comptes, nous raconte sa saga au sein de cette famille. Femmes de Polynésie a reçu en cadeau les confidences d’une Polynésienne à qui tout réussit.

Une époque

Il est loin ce temps, où la distribution postale se faisait par les policiers municipaux à Tahiti, et le courrier était acheminé dans les Archipels par les goélettes à voile. Loin également les paiements des factures opérés de manière physique, avec cette montagne de courriers qui arrivaient tous les matins sur son bureau et qu’il fallait ouvrir, traiter, organiser et faire valider en interne.

« Un processus long, couteux et peu productif, mais qui était le seul existant. »

Tea Cowan a assisté à quelques-unes des étapes de cette transition, et encore à celles en cours. La digitalisation de notre économie et le numérique ont peu à peu transformé notre manière de travailler et de communiquer. Et, la facturation n’y fait pas exception. Elle ne le sait que trop bien, pour occuper le poste d’Attachée Commerciale Grands Comptes.

« Je gère un portefeuille de plus d’une centaine de clients grands comptes, des sociétés, des services officiels du pays et quelques-uns de l’Etat. »

Une recrue de haut niveau

Trois décennies séparent les murs du bâtiment ONATI au pont de l’Est de Papeete, où elle exerce aujourd’hui, de ceux de Taunoa, actuellement occupés par les Transports et les mines, où Tea Lorfèvre-Bernardino fait ses premiers pas en tant qu’agent OPT. Après une première année en DEUG d’anglais et les valeurs familiales de respect, d’entraide, de rigueur et de sérieux chevillés au corps, la multiple championne de rame signe à 19 ans non plus des autographes, mais son premier contrat de travail.

« C’était une belle opportunité à saisir pour gagner en autonomie et mon propre argent. »

L’évolution professionnelle se fera entre et hors des murs. Tea Lorfèvre-Bernardino devient Tea Cowan – une maman qui met sa carrière de sportive entre parenthèses pendant 15 ans. De 1998 à 2003, mise à disposition auprès du ministère des sports puis de la Présidence comme  Chargée de mission sports, elle œuvre auprès des clubs, associations et fédérations.

« C’est une expérience enrichissante, étant sportive, de me retrouver de l’autre côté de la barrière, je tire mon chapeau aux bénévoles ! »

La révolution digitale ONATI

En 2004, le Taui ne se résume pas à la politique. Chez Tea, il sonne le retour à la « maison », et contexte économique oblige, les postes disponibles sont rares. Elle intègre le pôle Communication et Multimédias, où, au terme de six ans de formation « sur le tas », elle ajoute webmastering avec la mise en place du site de l’OPT à un CV déjà bien riche.

« J’avais Moana Brotherson pour responsable de service, auprès de qui j’ai beaucoup appris »

En même temps qu’elle se forme, Tea renoue avec la compétition et les titres, comme pour mieux absorber la fusion Vini-OPT, pour former ONATI. Ses missions sont aujourd’hui de proposer à son portefeuille de clients la solution Prolan : une mise en réseau des données entre différents services et la maison mère, au moyen d’une connexion intranet. Comme pour le va’a, Tea applique la rigueur à laquelle elle s’astreint dans son travail. A ses yeux l’investissement professionnel passe par de la volonté et des sacrifices, et rien n’est impossible.

« C’est comme être sur un va’a ono (1). S’il n’y a pas d’entente on n’avance pas. Cela passe par la confiance, l’effort collectif pour hisser tout le monde à son meilleur niveau. Pour ONATI c’est la même chose, tout le monde doit donner le meilleur de soi pour passer la ligne d’arrivée, ensemble et en tête. »

Nous quittons une personne rayonnante, épanouie, fière d’être Polynésienne, qui invite les femmes à prendre soin d’elles, notamment grâce à une activité physique, à garder leur force de caractère et à mettre de la douceur dans tout ce qu’elles entreprennent.

1 Pirogue à 6 rameurs

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Cet article est sponsorisé par : Groupe OPT

  Jeanne Phanariotis

  Rédactrice Web

  ©Photos : Lilian Seraut  pour Hommes de Polynésie et Tea Cowan

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