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Poerani Tehuiotoa sublime le tatouage polynésien

Publié le 21 décembre 2019

Poerani Tehuiotoa, la guerrière que l’on ne présente plus depuis ses nombreux titres remportés en tant que miss, a fait le buzz il y a quelques mois lors de son entrée en tant que candidate à la toute première élection de Miss Tatau 2019. Femmes de Polynésie lui donne la parole à travers cet article.

Une habituée des podiums

Originaire de Raiatea, la jeune femme s’installe à Tahiti avec sa famille à l’âge de 16 ans. Elle enchaîne dans le courant de l’année 2002 plusieurs concours de beauté, tels que Miss Honda, Miss Mahina, Miss Tahiti ou Miss Pirae, qui lui permettent de s’affirmer et d’être à l’aise avec le public.

Elle ouvre son institut de beauté en 2011 et se passionne pour le tatouage petit à petit.

“Ca faisait un moment déjà que je réfléchissais à un tatouage, car c’est un monde qui m’attire beaucoup. J’ai pris le temps de faire mes recherches sur les significations, et j’assistais aux conventions afin de trouver les meilleurs tatoueurs du territoire spécialisés dans le black polynésien. J’en avais repéré deux, Tana et Patu.”

 

En trois mois seulement…

C’est en avril 2019, lors de la visite d’une amie qui tenait absolument à se faire tatouer par Patu, que Poerani profite de l’occasion pour rencontrer ce dernier. La belle Tahitienne apprécie les grosses pièces et sait ce qu’elle veut : un tatouage à l’image de ses racines. Quand elle expose ses idées à Patu, celui-ci est directement intéressé par le projet et lui propose alors un deal.

“Assieds-toi s’il te plait, il faut que l’on discute sérieusement car ça fait longtemps que j’attends quelqu’un comme toi. Je vais te tatouer, mais en échange tu seras mon égérie à l’élection de Miss Tatau.”

Poerani se laisse convaincre et c’est ainsi que l’aventure commence. Sachant qu’elle sera entièrement tatouée, et surtout que c’est sa première fois, le stress se fait ressentir à 3 mois du concours, lorsqu’elle se rend compte que le tableau n’a pas encore commencé.

“On se rapprochait rapidement de la date butoir, j’ai cru qu’on n’y arriverait jamais. J’étais dans le stress total. Un jour, sur une plaisanterie, Patu propose de s’y mettre à trois pour avancer mon tatouage dans le dos. Ça a été l’un de mes meilleurs souvenirs durant cette période. J’ai beaucoup pleuré à la fin, pas à cause de la douleur, mais parce que j’ai ressenti comme un lâcher prise, comme si tous mes problèmes s’étaient envolés.”

Une guerrière accomplie

L’idée de départ a été respectée. Sur chaque jambe sont représentées ses parents, sur les épaules sa fille Tikirani, le dos est comblé par un etuaki en hommage à sa grand-mère qui est Marquisienne. Et l’on peut reconnaître la cape royale au niveau des clavicules, ainsi que les boucliers qui ornent ses bras. Une impressionnante armure qu’elle met bien en valeur.

“Patu travaille très bien dans l’urgence, comme la plupart des artistes, et je suis vraiment heureuse du résultat. Si je devais donner un conseil aux prochaines candidates, prenez bien le temps de réfléchir à votre tatouage. Le tatau a une âme, c’est pourquoi il ne faut pas jouer avec.”

Un beau parcours pour notre Miss qui se prépare pour la prochaine étape : Miss Inkgirl France en avril 2020, accompagnée de son Mister Tatau.

V. M.
Rédactrice web

© Photos : V. M. pour Femmes de Polynésie

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